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Can't Stop the Music

Par guinch
Dernière modification : 05.11.2009, 14h38
Nombre de messages : 1
guinch : Jeudi 5 novembre 2009, 14h34

Guillaume

Édité le 05.11.2009,
14h38 par guinch

From the Village, to San Fransisco.



Aujourd'hui, découverte pour moi du film "Can't Stop the Music" mi-comédie musicale, mi-pseudo biographie des Village People.

Ecrit par Allan Carr (Grease, Saturday Night Fever) et Bronte Woodward (Grease), et réalisé par Nancy Walker (femme orchestre de la télévision américaine: actrice, réalisatrice et chanteuse) ; Can't Stop the Music se présente comme une petite farce légère, voir un nanard sans envergure, mais il mérite amplement d'être regardé pour chasser ces impressions trompeuses.

Avant tout, la traduction française (j'ai vu le film en VOSTFR) ne retranscris aucunement les jeux de mots tout à fait tendancieux qui parsèment TOUS les dialogues, petit exemple (contexte, deux amis, un homme et une femme, démarchent des maisons de disques ; la femme est un ex top-model qui mange comme quatre et dont l'ex est le producteur libidineux qu'elle rechigne à démarcher):

"Anyone who could swallow two Snowballs and a Ding Dong shouldn't have any trouble with pride."

Sens premier: Toute personne pouvant avaler deux hamburgers et un hot dog ne devrait avoir aucun problème avec l'orgueil.

Sens véritable: Toute personne pouvant avaler deux éjaculations faciales et une bite ne devrait avoir aucun problème d'orgueil.


De suite le film prend une autre tournure, sans jamais verser dans la méchanceté ou autre chose que des caricatures, il révèle une véritable manifeste positiviste pour la tolérance, et ce d'une façon assez universelle.

Comédie tournée en 1980, Can't Stop the Music suggère, toujours de façon légère (bon, d'accord, pas dans les dialogues ) ses thèmes importants, et se projetait dans les années 80 avec toute l'énergie des années 70.

Dans ce film, vous verrez nos amicaux héros faire feu de tout bois pour accomplir leur rêve américain, sans jamais tomber dans l'opportunisme sans coeur du capitalisme, mais dans une optique assez socialiste (pour des américains) ; l'aide sociale est ainsi promue à plusieurs reprises, la solidarité est une valeur essentielle, et la tolérance toujours et encore!


- "Mon père est juif, ma mère est catholique orthodoxe, ainsi on couvre toutes les bases!"

- "Vous n'êtes même pas juive!"

- "Fils, toutes les mères du monde sont des mères juives."



- "Vous êtes vraiment un flic?"

- "Quoi, vous ne reconnaissez pas un black irlandais quand vous en voyez un?"


Liste de citations en version originale sur Imdb.

Evidemment, on a beaucoup de plaisir à retrouver la musique de Jacques Morali tout au long du film ; ce qui fait toujours passer la pastille plus facilement.

Can't Stop the Music ne se borne pas à la représentation de la communauté gay américaine début 80's, le film fait part belle aux femmes qui réussissent et s'assument.

Finalement, après les sourires, il est tout de même terrible de voir un film datant de 1980 qui présente un mode de vie plus avancé que ne l'est notre société en bientôt 2010.

A voir, à apprécier pour ce qu'il est, à méditer.
Han:"Comment on s'en sort?"
Luke:"Comme d'habitude."
Han:"Si mal que ça?!"

- Return of the Jedi
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